PROGRAMME DE LA FORMATION

La prochaine formation débute courant 2020. Les candidatures sont ouvertes : vous pouvez dès maintenant manifester votre intérêt pour un entretien.

 

Prochaine formation 

Débute courant 2020 Lieu : Pump in Gym 14 rue Jules Hermann, St Denis. Fréquence : 1 journée par mois de 8h à 17h (de septembre à juin) + 1 stage de 5 jrs en juillet. Diplôme de l’Académie de Yoga décerné lorsque la formation est suivie sérieusement avec intérêt jusqu’à son terme. Coût : 100€ la journée. Durée : 3 à 5 ans selon vos objectifs que nous commencerons à définir ensemble lors de votre entretien (3 ans pour les acquis classiques, 2 ans supplémentaires pour personnes confirmées souhaitant approfondir sa démarche personnelle ou d’enseignant).

A qui s’adresse cette formation

Il est proposé une formation approfondie en Yoga. Celle-ci s’adresse à toute personne qui désire entamer une démarche personnelle. Il n’est donc pas nécessaire de vouloir enseigner plus tard le Yoga pour suivre cette formation bien que celle-ci soit prévue pour donner la capacité crédible à enseigner, avec diplôme délivré en fin de cursus.

Elle concerne toute personne éprouvant le désir d’élargir sa culture et d’approfondir la connaissance de son mode fonctionnement. L’enseignement sera dispensé en vue de vous l’approprier, dans un but d’expérimentation personnelle et d’autonomie.

Pour les personnes n’ayant pas la certitude de pouvoir s’engager avec assiduité mais portant un vif intérêt au contenu de cette formation, une formule participant libre est envisagée pour suivre ponctuellement cet enseignement. Les conditions d’admission restant rigoureusement les mêmes.

Conditions d’admission

L‘admission à cette formation ne peut se faire qu’après entretien demandé par le postulant à son professeur. Il est nécessaire d’une part d’avoir une sincère affinité avec cette dimension, même si cela fait peu de temps que vous pratiquez sérieusement le Yoga, et d’autre part de pouvoir consacrer un peu de son temps chez soi à la pratique et l’étude. C’est tout.

Si vous débutez cette formation, c’est que vous souhaitez la mener jusqu’à son terme. Mais si vous deviez l’interrompre pour une raison quelconque, vous pouvez à tout moment prendre la décision de la suspendre.

Les inscriptions étant ouvertes, vous pouvez manifester votre intention de participer dès à présent : le nombre de participants sera limité. En toute dernière page, vous trouverez toutes les conditions pratiques d’inscription pour la prochaine session.

Les rencontres

Le travail se déroule en enseignement collectif, avec ponctuellement la possibilité d’entretien individuel lorsque la nécessité se présente.

Le rythme des rencontres collectives est d’une journée par mois (samedi ou dimanche). Lors de chaque rencontre, une demi-douzaine de techniques sont décortiquées et expérimentées en profondeur, et plusieurs thèmes majeurs soumis à la réflexion de l’élève. Les pratiques sélectionnées s’articulent avec le contenu théorique de la journée. Un fascicule est remis à chaque rencontre consignant l’enseignement et le travail du mois à faire chez soi. Il est fortement encouragé de prendre des notes, l’essence de l’enseignement étant depuis toujours oral. Chacun repart avec les documents fournis, ses notes, son expérimentation des techniques, et un travail quotidien à faire jusqu’à la prochaine rencontre.

Si vous vous trouvez à titre exceptionnel dans l’impossibilité de suivre une rencontre, le faire savoir, un arrangement est prévu : une rencontre particulière sur deux heures de rattrapage condensant le contenu de la rencontre manquée.

En plus de cet enseignement collectif, il est possible ponctuellement de rencontre personnalisée en vue d’une mise au point individuelle et confidentielle selon les besoins de chacun. Cet enseignement particulier permet d’intégrer l’enseignement collectif à son rythme, selon ses capacités. Il est compris dans le prix mensuel de la formation.

Contenu de l’enseignement

Les matières théoriques dispensées sont issues des différents yogas retenus par la tradition, en corrélation avec des données d’autres traditions. Les exercices pratiques étudiées concernent l’approfondissement du Hatha-Yoga dans son fondement classique et ses prolongements tantriques. En expérimentant ce Yoga,  nous préciserons l’origine des différentes appellations auquel il est apparenté (Yoga de l’éveil, Kundalini Yoga, Râja Yoga, etc.).

Ces aspects théoriques et pratiques méticuleusement développés se conjuguent afin de permettre l’acquisition de moyens de connaissance et d’expérimentation des différents niveaux de l’être humain :

– Physique, où santé et optimisme sont des conséquences tangibles d’une réelle pratique régulière.

– Psychique : un affinement du travail sur le plan psychologique, l’épuration des émotions et des pensées perturbatrices, l’apprentissage à conduire la puissance mentale concentrée.

– Énergétique : il s’agira de révéler le potentiel efficient de sa propre énergie, au service d’une stabilité intérieure et d’une ouverture du champ de conscience, en cohérence avec l’attitude naturelle d’une éthique personnelle.

– Spirituelle : ouverture à une dimension spirituelle de soi, de sa vie, de la nature du monde qui nous entoure.

La pratique, dont l’essentiel de l’objectif est de structurer la triade corps/souffle/mental par des techniques qui agissent sur le potentiel de sa structure énergétique, est illustrée par des fascicules donnés à chaque rencontre comportant un nombre conséquent de photos de postures et autres techniques. La théorie est étayée de textes traditionnels, fondateurs et annexes, et d’autres plus originaux: ils sont intégralement fournis. Nous serons amenés à évoquer des publications récentes dont nous donnerons les références, que ce soient d’universitaires ou d’explorateurs, de scientifiques ou de philosophes.

La théorie

Si le yoga est avant tout une pratique, et nous expérimenterons bien ce côté pratique, celui-ci fait référence à des aspects philosophiques et métaphysiques que nous indiquerons pour ceux qui souhaitent élargir leur culture. Les grandes lignes sont les suivants :

I – Etude des Cultures et Civilisations

– Historique du yoga. Son origine : Aryenne ? Autochtone ? Dravidienne ? Animiste ? Védique ? Chamanique ?

– Les différents yogas. La signification première du Yoga comme révélation et méthode initiatique d’unification s’élargira très vite au cours des siècles pour désigner toute discipline spirituelle ayant pour but la réunion, la jonction de la conscience limitée et de la conscience absolue, avec les colorations et sous les aspects correspondant aux tempéraments les plus variés. Son élaboration et son perfectionnement au cours des millénaires ont provoqués l’apparition de voies (mârga) nombreuses possédant chacune des pratiques spéciales. Nous apprendrons à les distinguer et à dégager ce qui les unit, car quelques soient ses différentes formes, le Yoga est un. Il reste fidèle à son étymologie d’unification et à sa méthode d’identification, de réintégration.

– L’une des classifications les plus connues compte trois catégorie (le Karma yoga l’identification par l’action, le Jñâna yoga l’identification par la connaissance, le Bhakti yoga l’identification par l’amour).

– Du point de vue technique, 7 méthodes principales de yoga, dont la plupart comporte 8 étapes : (- le Hatha yoga, identification par la volonté (ou par la conjonction soleil lune) l’union par l’effort – le Râja yoga, voie royale de l’identification, l’union royale ou yoga de Patanjali, le yoga classique – le Mantra yoga, identification par les formules hermétiques, l’union dans le Verbe – le Laya yoga, identification par fusion, l’union par dissolution – le Shiva yoga, identification avec le principe de la vie – le Kundalinî yoga réintégration par l’éveil de l’énergie enroulée – l’Asparsha yoga réintégration par le non toucher).

– La spécificité des autres appellations (- Le yoga tantrique – Le yoga Shivaïte – Le yoga tibétain – Le yoga des Nâthas).

– Les maîtres fondateurs de la pratique des techniques du yoga : Goraknâth et Matsyendranâth et la fameuse tradition des « êtres accomplis » (Siddha).

– Les styles modernes : aperçu de certains systèmes adaptés à la mode du moment, ou issu d’une individualité (Le Yoga de Iyengar, l’Ashtanga Yoga de Pattabi Jois, le Bikram Yoga, etc.).

– Aperçu sur les traditions imprégnées du souffle du yoga. La genèse de la civilisation de l’Inde, de son multiculturalisme, véritable creuset ayant entretenu des liens avec les civilisations de l’Indus, de la Perse, de la Mésopotamie, de l’Egypte, de l’Asie mineure, de la Grèce, du plateau tibétain, et de la Chine. L’objectif principal de l’évocation de ces cultures en différents lieux et époques, aussi variées soient-elles, aura pour but d’entrevoir le même principe d’Unité qui les anime.

– L’hypothèse de la tradition primordiale et le rôle des différentes autres traditions se référant peu ou prou au concept de tradition primordiale ou de nature primordiale de l’être humain : l’Hermétisme, l’alchimie, la Kabbale, les courants philosophiques et spirituels gnostiques, le Dzogchen, le T’ chan, le Tao, le Zen, et divers courants asiatiques utilisant le souffle et l’énergétique.

– Les différents points de vue philosophiques (darshan). Représentent les 6 modes fondamentaux de la connaissance. Ce sont 6 points de vue ou modes d’approche de la Réalité ultime.

Les deux premières méthodes s’occupent de ce qui en nous et autour de nous est impermanent, apparent : ce sont le Vaisheshika (observation scientifique), et son correspondant, le raisonnement logique (Nyâyâ).

Viennent ensuite le Sâmkhya (cosmologie) et le Yoga (introspection) dont l’objet est l’étude des aspects permanents qui nous structurent, des lois universelles qui régissent le monde cosmique et le monde vivant.

Enfin, les deux derniers Darshana sont appelés Mîmânsâ (intuition profonde). Leur objet est la hiérarchie du créé, les rapports entre les différents niveaux d’êtres, entre les Hommes, les Esprits et les Dieux. On distingue deux sortes de Mîmânsâ : la première, appelée intuition préliminaire, concerne l’efficacité des rites et des moyens techniques, la deuxième, appelée intuition supérieure, comprend la cosmogonie, la théologie, l’étude des hiérarchies célestes et la description du monde invisible des Esprits et des Dieux. La Mîmânsâ inclut l’intuition des mystiques, les perceptions supra normales des médiums, tous les rapports entre l’homme et ce qui, pour lui, apparaît comme le surnaturel.

– Les différentes religions indiennes qui ont retenu l’attention (Brahmanisme, Védisme, Hindouisme, Jaïnisme, Bouddhisme, Vishnouisme, Shaktisme, Shivaïsme).

– Les différents courants (Vedanta, Tantrisme, Shivaïsme du Cachemire),

– Les grandes figures marquantes de l’éveil : Abhinavagupta, Ksemarâja, Lala, Kabîr, Shankara, Sri Nisargadatta Maharaj, Ramana Maharshi, Ramakrishna,

– Les fleurons de la littérature traversée par le souffle du yoga : Bhagavad Gîtâ, Mahâbârata, Râmâyana, Upanishad, Tantra, Samhitâ.

 

II – Etude du macrocosme et les différentes manières d’appréhender l’univers

– La place de la mythologie, des Déesses et des Dieux, des archétypes, des rituels et du symbolisme. Correspondances avec les autres Panthéons polythéistes : les Dieux grecs, les Dieux romains, les Dieux égyptiens.

– L’obscurantisme du dogme religieux.

– Les récits de la création, et les théories de la Réalité, depuis les mythes de l’antiquité jusqu’à la cosmologie moderne.

– La théorie des cycles et de l’évolution. Rôle des différentes humanités et espèces, selon les données traditionnelles et de la récente paléoanthropologie. Les 4 âges, les 7 humanités, éclairés à la lumière de la théorie de l’évolution initiée par Darwin.

– Le retour à l’unité vibratoire : l’efficience de la Parole, de la vibration, du Verbe Créateur, le pouvoir des mantras.

 

III L’individu : le microcosme (corps physique, corps énergétique, psychisme et conscience)

– Analogie entre le microcosme et le macrocosme : le principe d’individuation et sa correspondance dans la personnalité humaine permettent de comprendre par des lois universelles les effets physiologiques, thérapeutiques et énergétiques de l’ensemble des techniques.

– Les moyens dont dispose l’être humain afin d’accéder à la connaissance de l’univers. En préliminaire, l’étude du corps ostéomusculaire et métabolique, l’approche du système hormonale et de son étroit lien avec le système immunitaire : nous découvrirons que dans le corps se trouvent les principes universels. Ensuite l’étude cognitif : les facteurs de l’apprentissage, l’importance de l’élaboration de la pensée symbolique dans le développement de l’enfant, l’acquisition du langage, le développement de la pensée abstraite.

– La notion de karma, processus qui gouverne les relations que l’individu (le microcosme) entretient avec son environnement immédiat (le macrocosme). Cette loi de causes à effets engendre le samsara, cette roue de l’existence qui symbolise les évènements harmonieux ou conflictuels qui adviennent et dont l’être peut réaliser la suspension de sa ritournelle par le contrôle de ses énergies. D’où la recherche du niveau vibratoire et, au-delà du corps physique, d’accéder à son propre corps énergétique.

– Étude théorique et pratique du corps énergétique (les cakra, nâdî, prâna vâyu, âdhâra, granthi). Mise à jour des émotions et des processus réactifs perturbateurs qui entravent la fluidité énergétique. Remède contre les blocages énergétiques, véritables responsables des contrariétés et maladies corporelles.

– L’observation du mental, de la correspondance entre énergies et personnalité. Les processus de perception et d’acquisition de connaissance, des mécanismes de la mémoire, de la récurrence des pensées et de leur affranchissement.

– L‘étude de la psychologie s’y inscrit pour amener réflexion en profondeur sur soi et l’univers. Ceci aide chacun dans son cheminement intérieur permettant de le guider méthodiquement vers la réalisation de sa propre autonomie, de sa force intérieure et de sa spiritualité.

– Étude de la notion d’éveil de la conscience, de l’épanouissement, de la réalisation de l’être, et des obstacles à franchir.

La pratique

La variété des techniques du hatha-yoga, dont certaines sont impressionnantes, montre que cette voie insiste particulièrement sur la pratique. Celle-ci doit être répétée avec persévérance et assiduité, si l’on souhaite acquérir ses vertus. Un véritable entrainement à l’expérimentation est proposé.

I Méthodologie de l’apprentissage

– Les postures sont toutes abordées selon leur signification étymologique, leur symbolique et leurs effets énergétiques. Chaque posture est accompagnée d’une respiration précise, d’une visualisation, de tenues internes (bandha et mudrâ), d’une fixation oculaire (drishti) et d’un mantra. La conception de base est de considérer la posture soit comme une immobilité concentrée (ekâgratâ), soit comme un déroulement dynamique dans un enchainement de postures. Etude de l’incidence des postures sur le corps énergétique, sur l’appareil ostéomusculaire, le mental, ainsi que leurs utilisations thérapeutiques.

– Le souffle est considéré comme un élément essentiel, ce qui implique un travail sérieux et approfondi de toutes les formes de respirations, de leurs déclinaisons et de leurs applications.

– Travail sur le mental. Les effets des pratiques sont envisagés selon le plan énergétique et la maîtrise mentale. La recherche de stabilité personnelle, de soif de connaissance, et de développement des perceptions intuitives est au cœur de cet apprentissage. L’approfondissement de la pratique dans sa dimension tantrique répond au désir d’expansion de son champ de conscience afin de se laisser visiter par ce qui reste invisible à notre entendement ordinaire. Cela suppose observer et décrypter progressivement les influences qui président à la manifestation de notre propre microcosme en interaction constante avec le macrocosme, des énergies gérant les relations entre les différents niveaux de la nature, celles régulant nos comportements envers l’entourage, pour s’apercevoir que, loin d’être le fruit du hasard, cet ensemble est harmonieusement orchestré.

– Apprendre à construire une séance de yoga pour soi, pour les autres.

– Hygiène alimentaire : se détourner des produits toxiques. A l’heure où la malbouffe sature les étalages, des solutions simples. Les conseils de bon sens pour une alimentation saine. Vous apprendrez les vertus des mono diètes, et les expérimenterez si vous le souhaitez.

– Hygiène comportementale : de la même manière, éviter de prendre la toxicité des relations conflictuelles pour ne pas entrer dans le jeu de la réactivité comportementale. Parallèlement à l’observation d’une éthique, on apprendra à observer la mise en place des émotions négatives dans l’otique de comprendre comment elles s’élaborent afin de suspendre leur développement. Des mises en situation dans son quotidien sont prévues pour faciliter cette prise de conscience.

 

II Pratique personnelle et enseignement

– S’aménager le temps nécessaire à sa pratique personnelle. Un engagement sérieux et réel est demandé, chacun devant pouvoir effectuer chez lui un travail correspondant au programme de travail mensuel. Cependant les occupations du quotidien peuvent faire obstacle à l’imposition rigoureuse d’une discipline. Un aménagement est prévu pour les personnes ne pouvant disposer de suffisamment de temps pour travailler chez elle, tout en préservant le sérieux de l’engagement. Cette formation se voulant surtout expérimentale pour l’élève, sa pratique personnelle sera le reflet de son vécu.

– Sens de cette formation, modifications dans sa vie. Suivre un enseignement crédible, mais ne pas entrer en secte. Mise en garde contre toute aliénation, défendre farouchement son autonomie contre ce qui pourrait porter atteinte à son intégrité. Rôle des fédérations de Yoga, et nous répondrons à la question : est-il nécessaire d’y adhérer ?

– La pédagogie de l’enseignement. Si cette formation débouche sur l’enseignement, nous resterons attentif à l’art de transmettre en donnant notre propre témoignage.

III Les techniques

L’étude complète de la pratique du Hatha-Yoga dans son fondement originel comprend un travail méticuleux et progressif, dont la modalité de travail suit la graduation et l’itinéraire traditionnel :

  1. les attitudes à éviter, celles à encourager (Yama et Nyama). Servent à développer une éthique,
  2. les actes de purifications (Sat karman et kriyâ) : hygiène impeccable de l’intérieur du corps,
  3. les 84 postures traditionnelles (Asana),
  4. les 15 respirations de base et leurs dérivés (soit une cinquantaine de Prânâyâma),
  5. l’ensemble des sceaux, gestes et contractions internes (Bandha, Mudrâ et Drishti),
  6. la maîtrise sensorielle et l’intériorisation afin de développer son attention (Pratyâhâra),
  7. les concentrations et méditations (Dhâranâ et Dhyâna), l’efficience des formules (Mantra), des diagrammes (Yantra) et des impositions subtiles (Nyâsa).
  8. Le couronnement étant l’éveil (les différents stades du Samâdhi)

Il convient de préciser que cette formation ne promet pas l’éveil. La notion de l’éveil implique une ouverture sans résistance qui ne s’enseigne pas, mais qui s’acquière lorsque le candidat à l’éveil est prêt. Cette formation soutient et accompagne entièrement ce processus, mais ne saurait prétendre à en être la cause immédiate.

A titre purement indicatif, seules sont indiquées dans leurs grandes lignes les pratiques principales pouvant être ici mentionnées :

Les purifications (Sat karman & Kriyâ)

– nettoyage des muqueuses nasales (Jalaneti)

– nettoyage buccal (Dantadhauti)

– purification oculaire (Trâtaka)

– purification stomacale (Dhauti, Vamanadhauti)

– purification intestinale (Vasti, Basti)

– nettoyage intégral ou le geste de la conche (Shank Prakshâlana ou Vârisâra)

– purification des contenus mentaux (Kapâlabhâti kriyâ)

– purification par le développement du feu interne (Agni kriyâUddîyâna bandhaLaulikîNauli).

Les postures (Asana)

Le programme prévoit les 84 postures de base:

1) La posture parfaite Siddhâsana 2) La posture du lotus Padmâsana 3) La posture de bon augure Svastikâsana 4) La posture bénéfique Bhadrâsana 5) La posture du diamant Vajrâsana 6) La posture di lion Simhâsana 7) La posture de la tête de vache Gomukhâsana 8) La posture du héros Virâsana 9) La posture du poisson Matsyâsana 10) La posture du sage Goraksha Gorakshâsana 11) La posture de la pince Pashcimottânâsana 12) La posture du paon Mayûrâsana 13) La posture du coq Kukkutâsana 14) La posture de la tortue Kurmâsana 15) La posture de l’arbre Vrikshâsana 16) La posture de la grenouille Mandukâsana 17) La posture de l’aigle Garudâsana 18) La posture de la sauterelle Shalabâsana 19) La posture du chameau Ustrâsana 20) La posture du cobra Bhujangâsana 21) La posture de l’arc Dhanurâsana 22) La posture du maître Matsyendranâth Matsyendrâsana 23) La posture de l’archer Akarna Dhanurâsana 24) La posture de la roue Chakrâsana 25) La posture furieuse Utkatâsana 26) La posture inversée Sarvangâsana 27) La posture sur la tête Shirshâsana 28) La posture de la charrue Halâsana 29) La posture de la balance Lolâsana 30) La posture du corbeau Kâkâsana 31) La posture du cheval Vâtâyanâsana 32) La posture du grand angle Mahâkonâsana 33) La posture des oreilles Karnapidâsana 34) La posture sans tête Rundâsana 35) La posture de l’embryon Garbhâsana 36) La posture de l’oreille de vache Gokarnâsana 37) La posture royale du danseur Natarâjâsana 38) La postures des gros orteils Padângusthâsana 39) La posture de la montagne Parvatâsana 40) La posture du lotus lié Baddhapadmâsana 41) La posture du pied à la tête Ekapadashîrshâsana 42) La posture des mains aux pieds Padahastâsana 43) La posture de la tête au genoux Janushirâsana 44) LA posture de l’angle Konâsana 45) La posture des triangles Trikonâsana 46) La posture de la colombe royale Râjakapotâsana 47) La posture de la foudre endormie Supta Vajrâsana 48) La posture de la grenouille sur le ventre Bhekâsana 49) La posture des crocodiles Makarâsana 50) La posture du cygne Hamsâsana 51) La posture unifiée Yogâsana 52) La posture secrète Guptâsana 53) La posture du cadavre Shavâsana 54) La posture du lotus en élévation Utthitapadmâsana 55) La posture de la libération des vents Pavanamuktâsana 56) La posture de la torsion Vakrâsana 57) La posture du sage de lumière Marîcyâsana 58) La postures des guetteurs Caturangadandâsana 59) La posture du balancier Tolangulâsana 60) La posture de la charnière Parighâsana 61) La posture des barques Navâsana 62) La posture de la demi-lune Ardhachandrâsana 63) La posture du singe royal Hanumanâsana et sa variante : 64) Anjaneyâsana 65) La posture du trident Trishulâsana 66) La posture de la colonne comme un bâton Merudandâsana 67) La posture de la guirlande Mâlâsana 68) La posture sur le crâne Kapalâsana 69) La posture de la demi sauterelle Ardha Shalabâsana 70) La posture du pont Setubandhâsana 71) La posture de la grue Bakâsana 72) La pince en élévation Urdhva Pashcimottânâsana 73) La posture en torsion de la tête au genou Parivrttajanushirâsana 74) La posture du guerrier Vîrabhadrâsana 75) La posture intensément écartée Prasarita Padottânâsana 76) La posture de la grande tortue Mahâkurmâsana 77) La posture de l’alouette Bharadvâjâsana 78) La posture du corps intensément étiré Pûrvottanâsana 79) La posture de la tête au genou en élévation MahâJanushirâsana 80) La posture des gros orteils en élévation Utthitahastapadângusthâsana 81) La posture des roseaux Vamcâsana 82) La posture de la demi pince Ardha Pashcimottânâsana 83) La posture du scorpion Vrishcikâsana 84) La posture intense de la tortue Uttâna Kurmâsana.

Ainsi que les postures dérivées de celles-ci.

Les sceaux, gestes et tenues internes (Mudrâ, Bandha, Drishti)

Les bandha sont des tenues musculaires, les drishti les tenues oculaires, qui accompagnent les postures et les respirations. Elles accentuent leurs effets et coopèrent puissamment au contrôle des énergies vitales par des tenues hermétiques. Les mudrâ sont des attitudes corporelles fermes accompagnées d’une attitude mentale adéquate pour aboutir à une immobilisation des courants d’énergie (prâna) et du fluide séminal, en vue d’une maîtrise complète de leur production et de leur élan.

– La ligature de la base (Mûlabandha mudrâ – Ashvinî mudrâ – Vajrolî mudrâ)

– La ligature de l’élévation du diaphragme (Uddîyâna bandha mudrâ)

– La ligature du réseau (Jâlandhara bandha mudrâ)

– Les tenues de la langue (Kâkî mudrâ – Khecarî mudrâ – Nabho mudrâ – Jihvâ bandha)

– Les tenues oculaires (Nâsâgra, Bhrûmadhya, Shâmbhavî, Vama, Dakshina et Madhya drishti)

– Les tenues des mains (Jñâna mudrâ, Cin mudrâ, Linga mudrâ, Shakti mudrâ, Anjali mudrâ, et bien d’autres)

– Le grand sceau (Mahâ mudrâ – Mahâ bandha mudrâ)

– Vous découvrirez aussi : Viparîta Karanî mudrâ – Yoga mudrâ – Mahâvedha mudrâ – Yoni mudrâ – Shakticâlana mudrâ – Bhujanginî mudrâ – Shanmuktimudrâ – Jyotî mudrâ

Les respirations (Prânâyâma)

Seront étudiés tous les rythmes (Samavritti, Visamavritti…) et rétentions (Bahir et Antar Kumbhaka) de souffles basiques, ainsi que  les 15 prânâyâma incontournables :

Kapâlabhâti, la petite lumière dans le crâne ; Nâdîshodhana, la purification des nâdî ; Sûryabhedana, la percée du soleil ; Ujjâyin, le souffle victorieux ; Bhastrikâ, le soufflet de forge ; Shîtalî, la rafraîchissante ; Sîtkârin, la réfrigérante ; Mûrcchâ, l’évanouissement ; Bhrâmarî, l’abeille ; Kevalî, la stupéfiée ; Anuloma viloma ; Hrdaya visarga ; Souffle Ram ; Pûrna prânâyâma ; Madhya prânâyâma.

Ainsi que leurs déclinaisons (un total d’une cinquantaine de pratiques de souffles).

L’intériorisation (Pratyâhâra)

– Entrainement au développement de son attention.

– Les modalités d’un mental extrait de toutes formes de distraction.

Dhâranâ, Dhyâna (les concentrations & méditations)

– Les différents points techniques, les bases incontournables pour la concentration (ekâgratâ et bhâvanâ).

– Les concentrations extérieures, les concentrations  intermédiaires et intérieures.

– Les concentrations oculaires et visuelles. Pratiques sur les Yantra et les visualisations.

– Les concentrations sonores. Pratique avec les Mantra (et les divers niveaux de prononciation).

– Les concentrations sur le souffle, le non souffle.

– Les concentrations qui utilisent le sens du toucher : concentrations sur le corps, sur les cakra.

– Les concentrations sur les contenus mentaux, sur le silence.

– Toutes les formes méditatives issues des concentrations.

Les textes de référence

Les textes traditionnels de références, intégralement fournis, servant de base à tout le travail théorique et pratique sont (entre autres) les suivants :

Yoga tattva Upanisad. Dhyânabindu Upanisad. Yoga Kundalinî Upanisad. Ksurikâ Upanisad. Hamsa Upanisad. Amrtanâda Upanisad. Amritabindu Upanisad. Mahâvâkya Upanisad. Sâmkhya Kârikâ. Yoga Sutra de Patanjali. Hatha Yoga Pradîpikâ. Shiva Samhitâ. Gheranda samhitâ. Goraksha Satakam. Shiva Svarodaya. Vijñâna Bhairava Tantra. Paramârthasâra.

D’autres textes majeurs, anciens, annexes et modernes seront étudiés. Je ne peux pas énumérer tous les auteurs modernes sur lesquels je m’appuierai pour certaines parties de la théorie, en voici quelques uns :

Pour l’histoire de l’Inde en générale et du yoga en particulier : Louis Renou, Jean Filliozat, Jean Herbert, Madeleine Biardeau, Jean Varenne, René Guénon, Lilian Silburn, André Padoux, Michel Hulin, Marinette Bruno, François Chenet, Marc Ballanfat. Mircea Eliade, Tara Michaël, Colette Poggi

Pour la préhistoire et l’histoire des cultures et des traditions : Jean Kellens, Gérard Fussmann, Bernard Sergent, Georges Dumézil, Philippe Cornu, Jean Bottéro, Jan Assmann, Christiane Desroches Noblecourt, Pierre Gordon, Frithjof Schuon, Titus Burckhardt

Pour la cosmologie moderne : Niels Bohr, Albert Einstein, Hubert Reeves, Jean-Pierre Luminet, André Brahic,

Pour l’évolution on s’appuiera sur les travaux de Lamarck, Georges Cuvier, Charles Darwin, Pascal Picq, F. de Valls, Y. Coppens, Marylène Patou-Mathis.

Concernant la psychologie : Dario Maestripieri, Boris Cyrulnik, Douglas Hofstadter, Emmanuel Sander, Sigmund Freud, Jacques Lacan, K. G. Jung, Elisabeth Roudinesco, J-B Pontalis.

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